Je m'appelle June. Oui, comme le mois de Juin. L'ironie, c'est que je suis née le jour de l'hiver, le 21 du mois de Décembre. Finalement, ça me convient assez bien. Les gens pensent que je suis froide. Ils n'ont pas forcément tord. Et pas forcément raison. C'est comme si que tout était gelée à l'intérieur de moi, je veux dire, mes qualités d'être humains. J'en viens parfois à croire que je ne suis pas humaine, littéralement. Pourquoi je ne sais pas interragir avec les autres normalement? Pourquoi je m'interroge sur tout, et sur n'importe quoi, constamment? Pourquoi, pourquoi... vous voyez, je ne suis pas cohérente. Ou plutôt, j'essaye d'être cohérente sur tout, mais le problème, c'est que c'est impossible. On ne peut pas être parfait. Il faudrait que j'essaye de m'en convaincre... Tenez, comme mon prénom. C'est quelquechose de stupide, comment un prénom peut être parfait? Néammoins, je suis persuadée qu'il aurait pû être mieux. Je veux dire... Juin? Mes parents n'auraient pas pû trouvé mieux? Evidemment que non.
Mes parents... encore une grande source de mystère dans mon existence. Comment puis-je autant me déchirer avec des êtres pour lesquelles je ne peux m'empêcher de ressentir un attachement si fort? C'est comme si qu'on élastique invisible me reliait à eux: on s'éloigne souvent et pourtant, l'attraction nous fait toujours revenir l'un vers l'autre à un moment donné. Est-ce ça, l'amour? Je dois dire que je n'ai pas de notions très développée de la famille. J'ai un père, une mère, une soeur et une grand-mère restante. Pas d'autres gens à ma connaissances. Je n'ai jamais rencontré mes oncles ou mes tantes. Je ne suis pas sûre d'en avoir. On ne parle pas de famille à la maison, comme si ce mot était bannit du dictionnaire.
De toutes façons, ça me va. Je suis quelqu'un de solitaire. Je ne parle pas beaucoup. J'aime garder mes pensées pour moi. Il n'y a que moi qui les apprécierait de toutes façons, je ne les juge pas assez importantes pour les soumettre aux autres. Néammoins, je n'ai aucun problème pour écouter celles des autres. C'est d'ailleurs étrange, les gens ne me fréquentent pas souvent, mais quand ils le font, c'est comme si qu'une force invisible les poussaient à me raconter les tracas qui occupent leur esprit. De toutes façons, ils doivent se douter que je ne "l'ouvre" pas souvent et que je n'ai personne a qui le répèter. Pour la simple et bonne raison que je n'ai pas d'ami. Ou enfin si, j'ai en quelques sortes une amie. Elle s'appelle Suzie. Je dis en "quelques sortes" car je n'ai pas de définition exacte du mot ami. Ca fait longtemps que j'ai oublié ce que c'était d'en avoir. Fût une époque durant ma petite enfance où j'étais assez sociale et imposante, quoique déjà renfermée sur moi. Et puis les années ont passées. J'ai appris le sens du mot "trahison". Du mot "méchant". Et je n'ai plus essayé d'être amie avec quiconque. Suzie est l'exception. Enfin... bon, ça va peut être sonner cruellement, mais je me suis toujours efforcée d'être honnête. Alors voilà: J'ai bien dû avoir 2/3 personnes dans ma vie. Mais qui m'ont servis d'animaux de compagnie. Ok, ça sonne définitivement mal. Laissez moi m'expliquer: j'ai donné tout mon amour à ces personnes, toute l'affection que je pouvais. Et puis un beau jour, l'amitié finis par mourir tout comme l'animal décède et quitte son maître après des années de fidélité à ses côté. Parce que j'ai toujours été trahis au bout du compte. Alors, j'abandonne l'amitié comme un maître abandonnerait son chien au bord de la route avant un départ en vacances. Il y a une petite période où je reste seule, nostalgique de cette amitié. Et puis un beau jour, comme un maître qui passe devant une animalerie et qui recraque devant un adorable chiot, je décide de retenter l'expérience avec quelqu'un d'autre. Enfin bref. J'ai de bons espoirs avec Suzie. Peut être que les choses ne finiront pas si tôt. Elle adore parler, et moi, je reste silencieuse. On s'équilibre en quelques sortes.
-Et alors, j'ai attrappé Pumpkin et je l'ai retourné sur le ventre. Il était TROP MI-GNON! Je te jure! Avec ses petites papattes en l'air. Alors j'ai gratouillé son ventre, parce que tu sais qu'il adore ça. Et il s'est mis à ronronner, c'était carrément comique, Alors, d'un coup, j'ai...
J'écoutais Suzie divaguer sur ses histoires de chat d'une oreille distraite, pendant que Mr Wallers essayait désesperemment de tenir son cours de philosophie, un vendredi après-midi, à 18heures. C'était peine perdue. La plupart des personnes assises dans la classes étaient en train de s'envoyer des mots pour partager les plans du week-end, tandis que d'autres ricanaient à haute voix et envoyaient des projectiles lorsque le prof avait le dos tourné. Moi, comme d'habitude, j'étais perdue dans mes pensées, le regard fixé sur le paysage qui s'étalait derrière la fenêtre, sans le voir vraiment. Des fois, lorsque j'étais motivée, j'essayait de compter les voitures ou les passants dans la rue. Mais pas aujourd'hui.
-Vous pouvez sortir, et bon week-end... mais la voix du professeur n'était qu'un trémolo faible parmis les sons tonitruants produits par des raclements de chaise et des élèves excités de ne pas retourner à l'école pendant deux jours.
-Juuuuuuune! JUNE!
Les cris aigus de Suzie me ramenèrent à la réalité. Je n'avais même pas entendu la sonnerie annonçant la fin des cours.
-Tu te bouges ou quoi? Dépêche toi, c'est le WEEEEK-EEEEEND!
J'aquieçais à Suze' d'un signe de tête avant de slalommer entre les tables pour sortir de la classe.
Mes parents... encore une grande source de mystère dans mon existence. Comment puis-je autant me déchirer avec des êtres pour lesquelles je ne peux m'empêcher de ressentir un attachement si fort? C'est comme si qu'on élastique invisible me reliait à eux: on s'éloigne souvent et pourtant, l'attraction nous fait toujours revenir l'un vers l'autre à un moment donné. Est-ce ça, l'amour? Je dois dire que je n'ai pas de notions très développée de la famille. J'ai un père, une mère, une soeur et une grand-mère restante. Pas d'autres gens à ma connaissances. Je n'ai jamais rencontré mes oncles ou mes tantes. Je ne suis pas sûre d'en avoir. On ne parle pas de famille à la maison, comme si ce mot était bannit du dictionnaire.
De toutes façons, ça me va. Je suis quelqu'un de solitaire. Je ne parle pas beaucoup. J'aime garder mes pensées pour moi. Il n'y a que moi qui les apprécierait de toutes façons, je ne les juge pas assez importantes pour les soumettre aux autres. Néammoins, je n'ai aucun problème pour écouter celles des autres. C'est d'ailleurs étrange, les gens ne me fréquentent pas souvent, mais quand ils le font, c'est comme si qu'une force invisible les poussaient à me raconter les tracas qui occupent leur esprit. De toutes façons, ils doivent se douter que je ne "l'ouvre" pas souvent et que je n'ai personne a qui le répèter. Pour la simple et bonne raison que je n'ai pas d'ami. Ou enfin si, j'ai en quelques sortes une amie. Elle s'appelle Suzie. Je dis en "quelques sortes" car je n'ai pas de définition exacte du mot ami. Ca fait longtemps que j'ai oublié ce que c'était d'en avoir. Fût une époque durant ma petite enfance où j'étais assez sociale et imposante, quoique déjà renfermée sur moi. Et puis les années ont passées. J'ai appris le sens du mot "trahison". Du mot "méchant". Et je n'ai plus essayé d'être amie avec quiconque. Suzie est l'exception. Enfin... bon, ça va peut être sonner cruellement, mais je me suis toujours efforcée d'être honnête. Alors voilà: J'ai bien dû avoir 2/3 personnes dans ma vie. Mais qui m'ont servis d'animaux de compagnie. Ok, ça sonne définitivement mal. Laissez moi m'expliquer: j'ai donné tout mon amour à ces personnes, toute l'affection que je pouvais. Et puis un beau jour, l'amitié finis par mourir tout comme l'animal décède et quitte son maître après des années de fidélité à ses côté. Parce que j'ai toujours été trahis au bout du compte. Alors, j'abandonne l'amitié comme un maître abandonnerait son chien au bord de la route avant un départ en vacances. Il y a une petite période où je reste seule, nostalgique de cette amitié. Et puis un beau jour, comme un maître qui passe devant une animalerie et qui recraque devant un adorable chiot, je décide de retenter l'expérience avec quelqu'un d'autre. Enfin bref. J'ai de bons espoirs avec Suzie. Peut être que les choses ne finiront pas si tôt. Elle adore parler, et moi, je reste silencieuse. On s'équilibre en quelques sortes.
-Et alors, j'ai attrappé Pumpkin et je l'ai retourné sur le ventre. Il était TROP MI-GNON! Je te jure! Avec ses petites papattes en l'air. Alors j'ai gratouillé son ventre, parce que tu sais qu'il adore ça. Et il s'est mis à ronronner, c'était carrément comique, Alors, d'un coup, j'ai...
J'écoutais Suzie divaguer sur ses histoires de chat d'une oreille distraite, pendant que Mr Wallers essayait désesperemment de tenir son cours de philosophie, un vendredi après-midi, à 18heures. C'était peine perdue. La plupart des personnes assises dans la classes étaient en train de s'envoyer des mots pour partager les plans du week-end, tandis que d'autres ricanaient à haute voix et envoyaient des projectiles lorsque le prof avait le dos tourné. Moi, comme d'habitude, j'étais perdue dans mes pensées, le regard fixé sur le paysage qui s'étalait derrière la fenêtre, sans le voir vraiment. Des fois, lorsque j'étais motivée, j'essayait de compter les voitures ou les passants dans la rue. Mais pas aujourd'hui.
-Vous pouvez sortir, et bon week-end... mais la voix du professeur n'était qu'un trémolo faible parmis les sons tonitruants produits par des raclements de chaise et des élèves excités de ne pas retourner à l'école pendant deux jours.
-Juuuuuuune! JUNE!
Les cris aigus de Suzie me ramenèrent à la réalité. Je n'avais même pas entendu la sonnerie annonçant la fin des cours.
-Tu te bouges ou quoi? Dépêche toi, c'est le WEEEEK-EEEEEND!
J'aquieçais à Suze' d'un signe de tête avant de slalommer entre les tables pour sortir de la classe.